Économies d’énergie, un accès de plus en plus facile !

RSE Écrit par  vendredi, 04 avril 2014 08:01 Taille de police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police
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Le groupe Total réaffirme ses ambitions sur le gaz naturel suite à la suppression des tarifs réglementés

« Depuis le début de l’humanité, l’énergie a toujours constitué un élément vital pour l’évolution et le développement des sociétés », telle est la phrase d’introduction du livre « Comprendre le nouveau monde de l’énergie » de Myriam Maestroni1. Parmi les grandes problématiques que le xxie siècle devra résoudre, il est acquis que l’énergie jouera le premier rôle. Il n’en est guère autrement pour les entreprises. La réduction de leur consommation d’énergie est, aujourd’hui déjà, un paramètre majeur de leur compétitivité. Tour d’horizon, analyse et ébauche de solutions.

Si chacun comprend aisément que l’efficacité énergétique est le rapport entre ce que produit un système et ce qu’il consomme comme énergie, quelles sont finalement les raisons – autres que les contraintes réglementaires – qui peuvent pousser un chef d’entreprise à s’engager volontairement dans cette « chasse au gaspi » de nouvelle génération ?

 
Finalement, pourquoi maîtriser l’énergie ?
Une bonne réponse nous est fournie par Daniel Cappe, vice-président de l’ATEE (Association Technique Energie Environnement) lors d’une conférence tenue au Salon Pollutec de Paris en 2013.  
Selon lui les 10 raisons majeures sont :
• La rentabilité de l’entreprise
• Optimiser les investissements
• Anticiper les contraintes réglementaires
• Réduire les émissions de GES (gaz à effet de serre)
• Renforcer la compétitivité à long terme
• Améliorer l’image auprès des clients (ndlr : des fournisseurs et autres partenaires)
• Impacter la cotation en Bourse (le cas échéant)
• Maîtriser les autres facteurs de productivité
• Mobiliser le personnel autour d’un projet fédérateur
• Limiter les risques liés à la fourniture d’énergie



Cités sans ordre particulier, on constate immédiatement que sur ces dix arguments, tous n’ont pas à être pris en considération pour déclencher des actions. Certains sont purement économiques, d’autres réglementaires, technologiques, environnementaux (réduire les GES) ou encore sociaux (mobiliser le personnel).  Notons que dans sa présentation, Daniel Cappe insiste sur un élément transverse : la mise en œuvre d’une politique d’économie d’énergie – l’un des pans de toute RSE2 – suppose l’implication de la direction générale. Cette condition semble d’autant plus fondée dans une PME qui n’aurait pas ou peu de contraintes réglementaires.

Qu’est-ce qu’un audit énergétique ?  
Seules les grandes entreprises seront bientôt obligées de produire un audit de ce type. Il est cependant pratique pour une PME-PMI de s’en inspirer. Qu’il s’agisse de la gestion de bâtiments industriels ou de locaux commerciaux, de process de fabrication, de politique de déplacements du personnel, tout responsable trouvera, dans les composantes de ces audits, une porte d’entrée pour commencer à insérer son entreprise dans le cercle vertueux de la réduction de la consommation d’énergie.   
Selon l’Afnor, « l’audit énergétique est une étape clé pour tout organisme entreprenant une démarche de maîtrise de l’énergie ; les données collectées, par un auditeur interne ou externe, permettant d’identifier… et de proposer des solutions d’amélioration ». Selon la loi de 2013 (art L233.2), « un système de management de l'énergie est une procédure d'amélioration continue de la performance énergétique… pour identifier… les potentiels d'amélioration ».
Notons que dans les deux cas, l’épilogue est clair : la mise en œuvre de solutions concrètes.
La directive européenne obligeant les grandes entreprises à réaliser, tous les quatre ans, un audit énergétique a été traduite en droit français dans la loi « Dadue 2 » du 16 juillet 2013 ; un décret publié au Journal Officiel du 7 décembre 2013 précise les seuils d’application. Ces dispositions sont donc très récentes. Les entreprises ayant l’obligation (avant le 5 décembre 2015) de réaliser un audit sont celles remplissant un de ces critères :
• soit elles emploient plus de 250 salariés,
• soit elles réalisent un CA HT/an supérieur à 50 millions d’euros,
• soit elles affichent un total bilan de plus de 43 millions d’euros.
Notons que les fournisseurs d’énergie en électricité ou gaz naturel (GN) proposent de réaliser des bilans énergétiques. Sans être aussi complets que les audits, ces bilans sont sincères et fiables. Ils constituent une excellente clé d’accès à des économies. Ce sont par ailleurs de bons leviers de négociations.

Une guerre des tarifs annoncée
En créant Total Energie Gaz (ex. Tegas), dédié à la vente de GN, le groupe Total a bien compris l’intérêt croissant et les perspectives offertes par l’ouverture du marché. Antargaz, un propanier historique, Direct Energie, ENI, EDF, Alterna, Enerest, E-on etc… tous visent également l’exploitation de ce marché de l’énergie. La guerre du GN et de ses tarifs a commencé. L’opérateur historique, GDF Suez, qui maîtrise encore quelques 50 % de parts de marché aura du mal à tenir ses positions. Ceci ne peut que profiter aux clients et singulièrement aux PME  !

Comment financer une politique d’économies d’énergie
Faire un audit ou un bilan énergétique, c’est bien. Financer la mise en œuvre des solutions préconisées, c’est mieux ! Pour cela les aides sont nombreuses. Parmi elles, retenons :


• L’Ademe3
Au plan financier ou en soutien technologique, ses aides peuvent être précieuses en rendant possible ce qui ne l’était pas. Encore faut-il ne pas hésiter à les solliciter. Tout ce qui concerne les déchets, l’énergie, les transports, la qualité de l’air ou la préservation des sols intéresse l’Ademe.
Cette agence peut ainsi assumer le financement des études (pré-diagnostics, diagnostics, études de projet). En 2012, elle a aidé 750 études dans l’industrie, dont 236 pré-diagnostics, 426 diagnostics et 88 études de projet. Son taux d’aide moyen est de 50 %. La moyenne des investis­sements réalisés suite au diagnostic est de 30 K€ dans l’industrie et de 80 K€ dans les services.
Résultat : la moyenne des économies d’énergie, par bénéficiaire industriel, des aides de l’Ademe, est d’environ 170 MWh/an, soit plus de 10 K€/an d’économie. Dans le domaine du bâtiment, le montant moyen des économies par bénéficiaire est de l’ordre de 65 kWh/m²/an. Les comptes ne sont-ils pas vite faits ? 


• Des sociétés spécialisées
Des sociétés telles que Synergeco, CertiNergy, Okavango Energy… accompagnent les entreprises pour mettre en place le financement de tout équipement visant à économiser de l’énergie.
Plusieurs possibilités de financement existent : emprunt bancaire, subvention directe, investissement par un tiers (fonds spécialisés, banques vertes,…).
Cette dernière solution est particulièrement intéressante. Il est fréquent pour une entreprise d’avoir parfaitement identifié les travaux à réaliser, mais d’être contrainte de les reporter par manque de moyens. Les aides aux financements par un tiers permettent alors de réaliser les travaux sans attendre ; les économies engendrées rembourseront, sur plusieurs années, les apports initiaux des investisseurs tiers. Malin, efficace et accessible aux entreprises de toute taille !

Philippe DERMAGNE

 

1. Éditions Maxima - Paris 2013

2. RSE : Responsabilité Sociétale des Entreprises

3. Ademe : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie

 

                                   

Gaz naturel ou électricité ?

Grande question à laquelle il n’est pas toujours facile de répondre. Pour les utilisations industrielles, le gaz naturel (GN) reste la molécule de prédilection. Certes son prix au kWh est de l’ordre de 11/12 cts, alors qu’il est de 5/6 cts pour l’électricité. De plus, pour le chauffage des bâtiments, le GN imposera toujours des travaux d’aménagement et des installations plus coûteuses que celles nécessaires à l’électricité.
Au niveau environnemental, la combustion du GN génère des émissions de gaz à effet de serre, ce qui est en principe moins le cas de l’électricité, notamment en France avec l’énergie nucléaire. Tous les opérateurs proposent des solutions 100 % électricité verte (hydraulique, éolien, voire solaire,…). Si le GN n’est pas accessible partout en France (notamment en milieu rural), les négociations de prix sont en revanche souvent plus « ouvertes » que sur l’électricité.


Source : site fournisseurs-electricite.com

Lu 3350 fois Dernière modification le lundi, 12 décembre 2016 10:13
Philippe Dermagne

En 1980, il crée sa propre société, une agence de publicité dédiée au BtoB, à la communication par l’écrit et à la motivation des forces de ventes. En 1995, il fonde l’une des toute premières agences multimédia française, en mettant en place un développement international en Suède, UK et Brésil. Depuis 2007, il est un journaliste qui présente la particularité d’avoir plus de 30 années d’expérience en tant qu’entrepreneur.
Ses terrains de prédilections : les RH, le développement durable, la gestion de flotte automobile. Son second métier : l’animation de colloques, tribunes et grands séminaires d’entreprise.

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