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La City & Wall Street : eFinancialCareers dévoile les prévisions des financiers concernant leur bonus annuel

Actu Dirigeant Écrit par  mardi, 06 novembre 2012 10:55 Taille de police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police
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De chaque côté de l’Atlantique, les financiers s’agitent à la perspective de l’arrivée de leur bonus annuel. eFinancialCareers se penche sur le sujet et délivre aujourd’hui les grandes tendances : deux récentes enquêtes réalisées par le site de recrutement mettent en évidence le hiatus dans les attentes des professionnels de la finance de Londres et de New-York. Alors qu’une grande partie des salariés de Wall Street pensent voir leur bonus augmenter en 2012, ceux de la City semblent plus préoccupés par leur prime annuelle.



Wall Street : le moral des financiers au beau fixe

La nouvelle enquête eFinancialCareers dessine un tableau de financiers américains plutôt optimistes et confiants dans l’avenir. En effet, pour 48%* des travailleurs de Wall Street, soit 7 points de pourcentage de plus que l’an passé, le bonus 2012 sera supérieur à celui de 2011. Ils ne sont que 10% à déclarer qu’ils ne pensent pas recevoir de bonus cette année.

Si beaucoup des financiers prévoyant une augmentation de leur bonus attribuent cette perspective à leur performance personnelle (41%), ils sont de plus en plus nombreux à la considérer comme le fruit d’un travail d’équipe. En effet, 38% (contre 31% en 2011) expliquent leur pronostic par les bons résultats de leur entreprise ou de leur équipe.

De plus, les professionnels de la finance américains voient l’avenir d’un bon œil : plus de la moitié (58%) s’attendent à ce que leurs bonus continuent de croître ou restent stables au cours des trois prochaines années. Parmi eux, 53% envisagent même un retour aux sommes versées en 2006-2007, ce qui n’est pas pour leur déplaire puisque plus de 4 financiers sur 10 (44%) considèrent l’argent comme leur principale motivation au travail.

A noter que si seulement 35% des professionnels de la finance s’attendent à ce qu’une partie de leur bonus soit retardée cette année (37% en 2011), ils sont 26% à prévoir que la partie de leur prime différée sera plus importante que l’an passé. Ce chiffre a doublé par rapport à 2011 (13%).

La City : l’inquiétude domine les esprits des financiers

De l’autre côté de l’Atlantique, les professionnels de la finance se déclarent moins rassurés. Questionnés sur leur ressenti quant au climat général, ils sont 41% à se déclarer « plus inquiets » qu’ils ne l’étaient en 2011. Cette inquiétude est en grande partie liée au contexte difficile du marché (50%), mais aussi à l’opinion publique et la pression politique (26%), ressentis comme des facteurs responsables de la diminution de leur prime.

Sans surprise, 29% des financiers londoniens s’attendent à recevoir des bonus inférieurs à ceux de 2011 et ils sont même 18% à penser qu’ils n’en auront pas. En 2011, ils étaient que 11% à estimer qu’ils n’auraient pas de bonus. De plus, cette vision pessimiste semble être bien ancrée, puisque plus de la moitié d’entre eux (52%) s’attend à une diminution du bonus sur les trois prochaines années.

Malgré ce pessimisme apparent, parmi les professionnels financiers s’attendant à recevoir leur bonus (82%), près de la moitié (46%) estiment que cette prime sera supérieure à celle de 2011. La performance individuelle (39%), la performance de l’entreprise (19%) et le changement d’emploi (13%) sont, à leurs yeux, les trois raisons principales de cette augmentation.

Un écart dans le moral qui s’explique par le contexte économique global

« Qu’il s’agisse de La City ou de Wall Street, la rémunération à la performance est toujours ancrée dans la culture des services financiers, ce qui explique les fortes attentes des professionnels de la finance en termes d’évolution de leur bonus annuel. Cependant, les londoniens se montrent plus alarmistes que leurs homologues new-yorkais car ils semblent être soumis à des pressions continues liées aux conditions de marché, à la performance globale de l'entreprise et à l'opinion publique », commente James Benett, Directeur Général d’eFinancialCareers.

 



* Enquête menée aux Etats-Unis du 25 septembre au 3 octobre 2012 auprès de 911 professionnels travaillant sur les marchés financiers dont 48% en front-office, 27% en middle-office et 25% en back-office.

** Etude menée au Royaume-Uni du 18 septembre au 8 octobre 2012 auprès de 828 professionnels évoluant sur les marchés financiers dont 56% en front office, 23% en middle office et 22% en back office.

Lu 2821 fois Dernière modification le lundi, 01 juin 2015 10:04
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