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Le bon filon pour adapter ses campagnes marketing au numérique

Le bon filon pour adapter ses campagnes marketing au numérique

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Lorsqu’on analyse les évolutions dans le domaine du marketing au cours des dernières années, on constate rapidement que le marketing vidéo fait partie des tactiques numériques devenues l’un des piliers du marketing mix. Les marques considèrent de plus en plus la vidéo comme une réelle opportunité d’implication du client, qui est lui-même au cœur de la stratégie marketing, et qui ne constitue pas seulement une tactique supplémentaire. Comment cette tendance est-elle devenue une norme ? Quels arguments pour démontrer aux derniers irréductibles que la vidéo est un outil marketing incontournable ?

•          Les (r)évolutions numériques

Le numérique est de plus en plus présent dans notre quotidien, impactant indéniablement les attentes des consommateurs. Les changements de comportement résultant de cette évolution ont perturbé et continueront à perturber les chaînes de valeur de l’industrie et de l’économie, ouvrant de larges perspectives, certes, mais amenant aussi des risques pour les responsables marketing. Afin de satisfaire ces consommateurs férus de technologie, les responsables marketing doivent comprendre le pouvoir de la vidéo dans le marketing mix. En effet, en offrant une application vidéo attrayante, pertinente et de grande qualité aux utilisateurs, aussi bien en termes d’audience que de support, les responsables marketing peuvent bénéficier d’une plus grande fidélisation, d’un plus grand engagement vis-à-vis de la marque, d’un plus grand partage du contenu et de taux de retour supérieurs.

Une récente étude de Brightcove*, menée par le Groupe Aberdeen, a évalué le retour sur investissement (ROI) du marketing vidéo et révélé que près d’un quart (24 %) des consommateurs considéraient la vidéo comme leur source de contenu de marque la « plus fiable ». Pour étayer leur choix, 44 % des personnes interrogées ont mentionné que la vidéo était plus attrayante à leurs yeux et plus accrocheuse (28 %) que d’autres formes de communication de marques.

•          Satisfaire les besoins des cyber-consommateurs          

Hyper-connectés et hyper-mobiles, les consommateurs sont chaque jour inondés de milliers de messages venant de tous types de médias. Le défi pour les responsables marketing est donc de créer un contenu de marque percutant et qui fasse réagir directement ces utilisateurs surexposés aux messages. Perpétuellement en manque de temps, cette génération cherche à rentabiliser chaque minute de son temps, notamment lors de ses déplacements. Le contenu de marque doit donc parfaitement s’intégrer à l’emploi du temps chargé de ces consommateurs, en ayant notamment une valeur ajoutée et en requérant un minimum de temps.

Il est donc temps de privilégier les séquences vidéo courtes que l’on peut visualiser n’importe où et n’importe quand, depuis son mobile. La majorité des marques ont déjà franchi le pas, comme Spotify, qui a récemment décidé d’étendre son service de diffusion au-delà de la musique en incorporant des clips vidéo, par exemple. L’étude Brightcove révèle que 95 % des marques font ainsi désormais appel à la vidéo, qui constitue un élément essentiel de leur marketing mix. Celles-ci sont donc plus susceptibles d’investir dans le marketing vidéo que dans toute autre forme de support numérique.

Seulement, au fur et à mesure que la concurrence s’intensifie, les responsables marketing doivent s’assurer que leur clip vidéo soit celui que les consommateurs choisiront de visualiser. Il est donc essentiel de pouvoir diffuser des messages personnalisés et « légers », en fonction d’un lieu précis ou d’un moment donné. Résultat : les marques peuvent enregistrer de nombreux clics rapides sur des contenus appropriés et ce, en un minimum de temps.

La question du lieu soulève un autre point important : les terminaux mobiles. C’est dans ce cadre qu’il est essentiel de savoir quel type de mobile le consommateur va utiliser pour accéder au contenu en ligne. En effet, si une vidéo de longue durée nécessite souvent une adaptation pour être visualisée sur des appareils mobiles plus grands, il y a fort à parier que de plus en plus de contenus seront pensés pour des portables de nouvelle génération et des écrans plus réduits. Résultat : des clips à visualiser « on the go », à même de diriger les consommateurs sur les sites ou vers les produits correspondants.

•          Convaincre les décideurs du potentiel puissant de la vidéo

Une diminution notoire des coûts de production des vidéos de qualité permettrait à tout type d’entreprise d’y avoir accès, et pourrait être un élément moteur de la démocratisation de la vidéo. Auparavant, le tournage d’un clip pouvait coûter très cher (caméra high-tech, matériel de sonorisation onéreux, etc.) mais grâce à la technologie de pointe actuelle, ces matériels ne sont plus indispensables à l’obtention d’une bonne capture vidéo.

Malgré ces réductions des coûts, certains se posent encore cette question : le jeu de la vidéo en vaut-t-il la chandelle ? Nous sommes catégoriques : la réponse est oui. Mais comment convaincre les dirigeants d’entreprises ?

==>     Démontrer le retour sur investissement : les statistiques en faveur de l’adoption de la vidéo parlent d’elles-mêmes. Pour les entreprises faisant appel à la vidéo, il faut 37 % de moins de connexions pour déclencher une réaction positive d’un prospect ou une opportunité commerciale : un chiffre non négligeable.

==>     Informer les décideurs : sachant que le contenu vidéo exige un certain niveau d’investissement, il importe d’obtenir dès le départ l’adhésion des responsables de l’entreprise. Il est important d’inviter et de faire comprendre aux décideurs que le marketing vidéo va apporter de la valeur ajoutée à leur activité, en faisant ressortir les avantages en termes de réaction de prospects ciblés et d’opportunité commerciale.

==>     Limiter les risques : une fois l’adhésion des dirigeants obtenue, il faut faire en sorte de limiter les risques en démarrant une production vidéo en interne afin de maintenir les coûts opérationnels au plus bas. S’il faut faire appel à des compétences supplémentaires, des indépendants et des agences régionales sont en mesure de réaliser un contenu vidéo de qualité professionnelle tout en collant à des budgets serrés pour le développement du contenu, ce qui permettra de réduire les dépenses tout en obtenant un contenu de bonne qualité.

Par Sue THEXTON, Vice-Présidente EMEA chez Brightcove

*Analyzing the ROI of Video Marketing

 

Lu 6820 fois Dernière modification le jeudi, 24 septembre 2015 15:19