Anne Del Pozo

Anne Del Pozo

Elle collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste.

Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.

Marquée par la crise économique, le voyage d’affaires reste néanmoins une réalité dans de nombreuses entreprises. Pour concilier leurs besoins en la matière tout en respectant leurs contraintes budgétaires, les entreprises envisagent leur stratégie de déplacements professionnels sous un nouvel angle, qui fait parfois la part belle au développement durable.

Les études sont unanimes. Les budgets alloués aux voyages d'affaires ont tous diminué en 2009. Le sondage HRS met en évidence une diminution de ces budgets en 2009 pour 90.3 % des entreprises interrogées. D'après l'étude Acte-KDS, la réduction des coûts arrive également en tête des priorités du voyage d'affaires dans les entreprises : 61 % des voyageurs d'affaires ont constaté une diminution du nombre de déplacements professionnels dans leur entreprise. Pour mieux piloter ces coûts, 87 % des entreprises ont clairement définit et rédigé une politique voyage au sein de leur organisation et utilisent, pour 64 % d'entre elles des outils de réservation de voyages en lignes.


Alors que l’environnement économique restera cette année encore incertain, les travel managers doivent surveiller de près tous les changements opérés chez les prestataires du voyage d’affaires afin d’obtenir les meilleures offres et optimiser les performances des programmes voyages.

Le poste voyage d’affaires reste à ce jour l’un des principaux leviers d’optimisation des coûts pour les entreprises dont les colla­borateurs se déplacent. En 2012, les travel
managers vont d’ailleurs s’attacher à consolider leurs économies sur le transport aérien et terrestre, à améliorer le respect de la politique voyages et  à optimiser les dépenses hôtelières et l’augmentation du taux d’adoption aux outils en ligne (« Les priorités 2012 de la maîtrise des voyages d’affaires », CWT).


> Regus
Les réunions virtuelles décollent

Depuis un an et demi, la crise sévit sur le secteur des séminaires et réunions. Le volume des dépenses consacrées à ces manifestations a ainsi chuté de 7.8 % entre 2008 et 2009, entrainant dans leur sillon la baisse des prix sur ce secteur. Une tendance qui impacte fortement le secteur et fait la part belle aux réunions virtuelles.

La plupart des entreprises indiquent qu'elles maintiendront en 2010 leurs flux d'activité en termes de réunions d'entreprise et de séminaires, à un niveau constant par rapport à 2009 (Observatoire du tourisme d'affaires, 2010). Elles estiment en effet avoir déjà fourni suffisamment d'efforts sur le sujet depuis un an et demi et qu'il leur est désormais difficile de descendre en deçà du seuil déjà atteint. D'autant que le besoin de se réunir demeure, quelle que soit la conjoncture : séminaires, formations ou autres conventions d'entreprise représentent en effet des outils de management et de communication stratégiques pour l'entreprise.  Si les entreprises ont toujours besoin d'organiser ce type de manifestations, elles se focalisent néanmoins davantage sur des séminaires orientés vers le développement de leur activité, la vente et l'augmentation des parts de marché. Pour 2010, l'heure est donc plutôt à l'optimisme avec toutefois des prévisions budgétaires toujours assez maigres. D'ailleurs, l'Anaé (Association des agences de communication événementielle) note que les demandes ont repris depuis fin 2009, même s'il s'agit souvent d'opérations décidées à la dernière minute. Et les grands événements nationaux (comme le Mondial de l'automobile en octobre prochain) ou internationaux (comme la Coupe du monde de football en Afrique du Sud qui s'est achevée en juillet) pourraient redonner l'envie aux entreprises d'investir dans la communication événementielle. 


En matière de coûts cachés ou non identifiés, les postes voyage d’affaires et Mice ne font pas figure d’exception. Bien qu’ils soient particulièrement surveillés et fassent l’objet d'une stratégie de maîtrise des coûts, ces postes offrent néanmoins encore plusieurs leviers d’optimisation. Les activer suppose donc que les gestionnaires, qui en ont la charge, les identifient.

Que ce soit sur le voyage d’affaires comme sur les Mice, de nombreux coûts directs ou indirects ne sont pas toujours identifiés par les entreprises. « Par exemple, sur des centres de coûts classiques tels que l’aérien ou l’hôtellerie, certains sont peu connus et suivis, tels que ceux liés aux frais annexes. Or, ces coûts ne sont pas anodins ! », souligne à ce sujet Sébastien Marchon, directeur business consulting d’American Express GBT.


Les collaborateurs « mobiles » sont exposés à différents risques afférents à leur personne mais également à leurs biens personnels, aux données et/ou produits de leur entreprise qu’ils transportent dans le cadre de leurs déplacements. Pour protéger biens et personnes, recourir à des assurances ou des sociétés de services n’est pas un moindre mal.


Alors que de nombreux nouveaux prestataires investissent le marché du voyage d’affaires, les entreprises se trouvent plus que jamais confrontées à la démultiplication des données à traiter. Or, de la bonne analyse des données dépend l’optimisation de leur politique voyage.


Aujourd’hui, l’organisation, le paiement et la gestion du voyage d’affaires peuvent être dématérialisés de bout en bout. En fin de chaîne, les bénéfices pour l'entreprise sont nombreux, aussi bien en termes de rationalisation des coûts, que de respect des politiques voyage d’affaires.

Voilà près de trente ans maintenant que l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a mis en place la facturation électronique entre les compagnies aériennes et les agences de voyages, lançant ainsi l’ère de la dématérialisation sur le secteur du voyage d’affaires. Quelques années plus tard, le billet papier est devenu billet sur piste électronique. Puis, au milieu des années 2000, les compagnies aériennes ont fini  par imposer le système du e-billet, suivies de près, en France, par les compagnies ferroviaires.


> Hotel.info
Sidel retient hotel.info pour ses réservations hôtelières
> Airplus
DTZ en France améliore sa politique voyage avec la Carte Logée d’AirPlus
> American Express
American Express Voyages d’affaires renforce la sécurité des voyageurs

Longtemps considérées comme étant lourdes, longues et coûteuses à mettre œuvre, les procédures de dématérialisation liées à l’organisation des voyages d’affaires commencent à séduire les PME.

Convaincues des bénéfices liés à la dématérialisation des processus de gestion, de plus en plus de PME se penchent sur les solutions «voyage d’affaires» en la matière. Face à cette demande désormais très concrète et que le contexte économique pourrait d’ailleurs bien renforcer, de nombreux spécialistes du voyage d’affaires déploient des offres adaptées aux contraintes humaines et financières des PME à l’instar d’Amadeus avec Amadeus Business Travel Portal, American Express Voyages avec Avexia, KDS avec KDS Express… «Nous avons introduit la réservation en ligne pour les PME dès 2001 et tous les jours nous innovons en matière de solutions pour ces entreprises», souligne Christophe Pingard d’Egencia. «Avec KDS Express, nous proposons une solution de réservation en ligne et de gestion des notes de frais automatisées répondant aux problématiques des TPE et des PME, notamment en termes de fonctionnalités, de temps de déploiement et de coût», précise de son côté Stanislas Berteloot, de KDS. CWT investit également le marché des PME, offrant une aide à la mise en œuvre et à l’utilisation de son agence de voyage en ligne. «Nous proposons aux entreprises d’établir un diagnostic de leurs besoins puis nous les aidons à déployer et adapter notre solution de réservation des voyages en ligne», explique Bruno Mounier de CWT.

La dématérialisation touche l’ensemble des prestataires du voyage
Les PME ont également la possibilité de recourir aux plates-formes de réservations hôtelières en ligne (Hotel.info, CDS ou encore HRS) ainsi qu’à celles des compagnies de transports, aussi bien aériennes que ferroviaires. Désormais accessibles aux PME, toutes les plates-formes de réservations permettent aux entreprises de bénéficier des tarifs négociés par les prestataires du voyage ou par eux-même. «A partir de notre plate-forme de réservation, les entreprises accèdent au contenu de leurs programmes hô-teliers», précise Guillaume Ridolfi d’Hotel.info. «Elles bénéficient également de nos propres tarifs négociés et d’un choix d’établissements particulièrement vaste, couvrant aussi bien les chaînes que les hôtels indépendants».


> Sun International
Les réunions virtuelles décollent

Pour s'adapter aux baisses de réservations consécutives à la crise, les établissements hôteliers ont pour la plupart mis en place une politique d'adaptation et de grande flexibilité en matière d'offre tarifaire et de prestations associées.

Aujourd'hui, les tarifs sont établis sur mesure en fonction de nombreux paramètres tels que la saison, le remplissage de l'hôtel, les jours de semaines ou encore du budget du client», précise à ce sujet Patrick Génie, Directeur Commercial et Marketing France et Benelux Sun International. «Nous avons donc à ce titre largement développé le principe du Yield Management dans nos établissements». Si, au regard du contexte économique, un grand nombre d'hôtels quatre étoiles et de lieux de prestige ont été abandonnés en 2009, en revanche, les châteaux et demeures de caractères ont pour leur part le vent en poupe. Une tendance marquée par la volonté des entreprises de miser sur l'originalité du lieu et de marquer les esprits. D'autant que ces lieux disposent désormais de tous les équipements modernes nécessaires à l'organisation de manifestions professionnelles. Pour les entreprises qui entendent réellement baisser les coûts liés à l'hébergement, les résidences hôtelières restent une bonne alternative. D'ailleurs, selon les opérateurs, le recul du chiffre d'affaires de ces établissements reste limité par rapport à celui des hôtels traditionnels. Avec leurs kitchenettes et leurs services à la carte, ces résidences apparaissent en effet comme un produit de substitution idéal par temps de crise. Appréciée des résidents comme des entreprises, l'offre en la matière ne cesse de se développer. Le syndicat national des résidences de tourisme recensait ainsi en 2009, 336 établissements contre 250 l'année précédente.


Après un bilan 2008 très positif, IFTM Top Résa 2009 s’annonce également comme un bon cru au regard notamment de son nombre d’exposants et des thématiques qui y seront abordées.

Pour sa première édition en 2008, le salon IFTM Top Résa enregistrait déjà une belle performance. Héritier du salon Top Résa qui se déroulait traditionnellement et depuis 29 ans à Deauville, IFTM Top Résa 2008 s’est pour sa part offert le luxe de se tenir à Paris Porte de Versailles. A l’occasion de ses 30 printemps, le salon est ainsi devenu un rendez-vous incontournable dans le milieu du tourisme, élargi à l’ensemble des acteurs de la profession de la distribution loisir jusqu’au voyage et au tourisme d’affaires, en passant par le tourisme de groupe, la production, le réceptif ou encore la destination France. «Désormais, tous les acteurs du tourisme professionnel se retrouvent sur cet événement pour échanger et s’informer sur l’impressionnant panel de destinations présentes, sur les nouveaux produits des exposants et sur les dernières solutions technologiques du secteur», précise Vincent Lhoste, Directeur du Salon IFTM Top Résa et Directeur de la division Tourisme chez Reed Exposition France. «Une évolution qui a remporté une adhésion très forte tant de la part des exposants, qui ont désormais un salon à Paris, leur permettant de rencontrer simultanément l’ensemble de leurs cibles B2B, que l’ensemble des visiteurs qui se sont déplacés en nombre».


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