Imprimer cette page

Gouvernance, formation et transparence : une étude Kaspersky se penche sur les enjeux du monde du travail de demain

Etudes Écrit par  jeudi, 20 janvier 2022 13:54 Taille de police Réduire la taille de la police Augmenter la taille de police
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Alors que pendant la pandémie, de nouveaux modèles de travail ont été adoptés, parfois à la hâte par les entreprises, Kaspersky s’est associé à Kantar et l’ADN pour mieux comprendre comment la société, et les travailleurs, entendent les nouveaux modèles de travail. Une manière d’accompagner au mieux les entreprises vers une transformation viable, sûre, et efficace.

Les nouveaux modèles de travail sont en grande partie liés à la place prépondérante du numérique dans le quotidien de la vie professionnelle. Alors que les outils numériques sont omniprésents dans la vie des individus du monde entier, et des Français notamment, ils sont aujourd’hui également au cœur des relations professionnelles. Si le numérique est source d’opportunités, il peut aussi, s’il n’est pas maîtrisé, être source de menaces.

Tout le travail de l’entreprise va être de repenser ses modèles de management en intégrant ce facteur numérique, d’être transparent afin d’instaurer la confiance auprès de ses salariés et de ses parties prenantes mais également de jouer un rôle d’acculturation, pour intégrer des normes d’hygiène de sécurité au cœur des usages du numérique.

Des enjeux de transparence en entreprise pour restaurer ou renforcer la confiance

Les outils numériques sont de plus en plus présents dans les relations professionnelles, et encore plus depuis l’accélération du télétravail. Les réunions en présentiel, même les plus confidentielles ont désormais lieu en ligne, par le biais d’outils de visioconférences. Les données confidentielles échangées dans le cadre de l’entreprise sont désormais partagées à travers un ordinateur ou un téléphone.

Et tout l’enjeu se trouve autour de la confiance. Selon l’étude Kaspersky et Kantar réalisée en septembre 2021, 57 % des personnes interrogées pensent que leur entreprise respecte la confidentialité et protège les données sensibles. Seuls 31 % font confiance à l’État sur ce même sujet !

63 % des répondants pensent que le caractère privé de leurs données confidentielles est préservé dans le cadre de l’entreprise, contre 46 % qui pensent qu’elles sont préservées dans la vie de tous les jours.

Plus inquiétant, 93 % des répondants se sentent espionnés dans leurs activités en ligne, et 27 % ont le sentiment d’être espionnés par leur entreprise. 27 % des personnes interrogées ont d’ailleurs l’impression que leur entreprise a développé de nouveaux outils de surveillance de l’activité.

« Le manque de transparence autour des enjeux de confidentialité des données, entraine par lien de cause à effet un manque de confiance. 93 % des utilisateurs se sentent espionnés sur leurs activités en ligne. 27 % par leur entreprise ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Que certaines entreprises ont peut-être déployé des outils de suivi de l’activité sans communiquer correctement sur leur utilité ? Que certains salariés se sentent espionnés dans leur vie privée et dans leurs libertés par leur entreprise ? Quelle qu’en soit la raison c’est un problème qu’il faut adresser pour que le futur de la vie professionnelle soit le plus agréable et efficace possible », indique Bertrand Trastour, DG de Kaspersky France.

La question de l’information, de la formation et de l’accompagnement aux enjeux du numérique, à ses usages est au cœur du sujet. Seuls 47 % des répondants estiment que leur entreprise communique sur les enjeux de la protection des données confidentielles et de la vie privée.

Moins d’un salarié sur 2, (43 % des répondants), estime être formé pour ces enjeux de sécurité des données en ligne et moins de 2 sur 5 (38 %) se sentent informés sur la protection des données et la circulation des informations sensibles en ligne.

La formation et la sensibilisation à la cybersécurité : enjeu central dans l'environnement de travail de demain

L’actualité nous l’a démontré ces dernières années avec une explosion des attaques ciblées sur les entreprises en 2020 et 2021 : l’un des enjeux actuel est également celui de la protection face au risque cyber. Car la transformation des modèles de travail avec l’usage croissant des outils numériques et ce, en dehors du périmètre physique de l’entreprise entraine également de nouveaux risques.

En plus d’être opportunistes, les cybercriminels sont également de plus en plus équipés, professionnalisés et les entreprises sont devenues les premières cibles. Selon l’étude, 59 % des individus sont convaincus que leur entreprise a mis en place des mesures pour éviter et limiter le risque cyber.

« Si certaines mesures ont pu être prises, nous avons pu constater que ces mesures étaient insuffisantes et peu adaptées à la réalité du paysage des menaces aujourd’hui. La réalité, c’est qu’avant d’envisager une quelconque transformation numérique il faudrait s’assurer que la notion de la sécurité se trouve au cœur de cette stratégie. Aujourd’hui, la cybersécurité devrait être au cœur des décisions stratégiques des entreprises, tant pour protéger les données confidentielles des employés, des clients que pour protéger la valeur de l’entreprise, sa capacité de production. Et cette stratégie cyber repose sur des outils qui sont de plus en plus sophistiqués mais aussi sur l’humain, la compétence et la gouvernance », précise Bertrand Trastour.

Les entreprises qui se transforment, notamment en proposant le travail à distance et en développant les usages du numérique dans l’activité, doivent également monter en compétence en cybersécurité. 33 % des télétravailleurs indiquent ne pas avoir été accompagnés du tout par leur management dans la transformation de leurs modèles de travail.

Seuls un peu plus de la moitié des travailleurs ont été équipés d’un ordinateur portable professionnel et seuls 25 % des télétravailleurs indiquent que leur entreprise a continué à mettre à jour les logiciels, à distance. Pire, seuls 7 % de l’ensemble des salariés indique avoir accès à des solutions de sécurité dans le cadre de son activité professionnelle, en 2022.

« Une autre étude récente que l’on a réalisée sur le territoire français indique que 7 entreprises sur 10 ont été victimes d’une attaque par ransomware dans les 2 dernières années. C’est conséquent et cela témoigne d’un besoin urgent de positionner la sécurité au cœur de la stratégie d’une entreprise. Il ne s’agit aujourd’hui plus d’être uniquement réactif, il faut être proactif face à la menace. La digitalisation de l’entreprise ne va pas aller à reculons et les outils numériques de par ce qu’ils apportent au quotidien en souplesse, en flexibilité, en efficacité sont très utiles. À condition bien entendu d’en considérer la portée et de se sécuriser en conséquence. Travailler à distance, oui, mais à condition d’avoir une politique de sécurité adaptée, tant en termes d’outils qu’en termes de formation des employés », ajoute Bertrand Trastour.


Méthodologie de l’étude
Étude commanditée par Kaspersky et l’ADN et menée par Kantar en septembre 2021 auprès de 573 Français en activité professionnelle.

Lu 901 fois Dernière modification le jeudi, 20 janvier 2022 14:22